À propos

Mon métier de relieur, je l’exerce dans un va-et-vient continuel passé-présent-futur, tradition-innovation, Occident-Orient.

D’origine franco-cambodgienne, j’ai vécu entre Paris, Pékin, Bangkok et Pyongyang. De ce métissage culturel et géographique, j’ai non seulement appris à connaître et aimer les racines dont j’étais l’héritière, mais aussi à découvrir le monde et ses différentes traditions en les projetant dans l’univers contemporain et ses innovations.

Avant la reliure

C’est d’ailleurs tout mon parcours universitaire et professionnel : des études de cambodgien à L’Institut des Langues et des Civilisations Orientales, doublé d’un CAP des Arts de la Reliure et d’une spécialisation dans la restauration des ouvrages du XVIIe et du XVIIIe siècles, pour travailler dans la communication numérique sur le site internet de la Fnac pour le Livre, puis à la rédaction de France Info.

Relieur

Et c’est en tant que relieur-restaurateur, que la jonction et la synthèse se sont finalement faites. Mon travail a, en effet, deux axes :

la reliure, la dorure et la restauration traditionnnelles, qui font parfois appel à des techniques héritées du Moyen Âge

la numérisation au format PDF et/ou la conversion des livres restaurés en ebooks au format ePub ou mobi, afin de permettre une consultation sans manipulation physique des ouvrages.

Passé x Futur

Mais l’alliage passé-futur ne s’arrête pas là. Sur les questions environnementales, on retrouve cette même problématique : qu’avons-nous à apprendre de nos aïeux qui fabriquaient, par exemple, du carton avec toutes les chutes possibles et imaginables (papier, cuir, brindilles, chiffons, cailloux même). Et, qu’avons-nous, nous même en retour à ajouter à leurs savoirs ? Eh bien, nous sommes bien plus complémentaires, qu’il n’y paraît. Même nos travers ne sont pas si différents des leurs. Mais cela, c’est une autre longue histoire… 😉


Chute de carton du XVIIIe siècle